PETER EÖTVÖS

Rendez-vous : Ensemble intercontemporain, 28 juin  l  Master class de direction d’orchestre, 4 juillet  l  Out at S.E.A, 9 juillet  l  Final, 10 juillet

Compositeur et chef d’orchestre, l’un des principaux interprètes du répertoire contemporain, Péter Eötvös est né en Transylvanie et revendique son appartenance à la culture musicale hongroise, restant très attaché en particulier à l’art de Bartók, Kodaly, Kurtág et Ligeti.

Diplômé de l’Académie de musique de Budapest, il poursuit ses études musicales en Allemagne, à la Hochschule für Musik de Cologne. Il rencontre Karlheinz Stockhausen et, entre 1968 et 1976, se produit avec son ensemble et participe aux activités du studio de musique électronique de la Westdeutscher Rundfunk de Cologne.

En 1978, sur l’invitation de Pierre Boulez, il dirige le concert inaugural de l’Ircam. Il est ensuite nommé directeur musical de l’Ensemble intercontemporain (avec lequel il crée Chinese Opera [1986]) position qu’il occupe jusqu’en 1991.

Peter Eötvös © Klaus Rudolph

Peter Eötvös © Klaus Rudolph

En 1991, il fonde l’International Eötvös Institute and Foundation pour les jeunes chefs d’orchestre et compositeurs. De 1992 à 1998, il est professeur à la Hochschule für Musik à Karlsruhe. Il la quitte pour enseigner à la Hochschule für Musik de Cologne avant d’y revenir en 2002.

Parallèlement à son importante carrière de chef d’orchestre et à son activité de pédagogue, Péter Eötvös compose de nombreuses pièces, marquées aussi bien par son expérience auprès de Stockhausen – Cricketmusic (1970), Elektrochronik, (1974) – que par son travail aux côtés de Boulez, et d’autres influences comme celle du jazz (Music for New York : improvisation pour saxophone soprano et percussion avec bande, 1971), ou de Frank Zappa (Psalm 151, In memoriam Frank Zappa, 1993).

Son œuvre est marquée dès le début de sa carrière par le cinéma et le théâtre auquel il destine ses premières compositions. Son expérience dans ce domaine se répercute sur la structure de ses grandes pièces orchestrales comme zeroPoints (1999), ainsi que dans ses opéras Three sisters (1997-1998), Le Balcon (2001-2002), Angels in America (2002-2004), Lady Sarashina (2007), Die Tragödie des Teufels (2009), Love and other demons (2011).