PIERRE JODLOWSKI

Rendez-vous : Philippe Leroux II, 19 juin

Décrire Pierre Jodlowski comme un simple compositeur serait réducteur – sauf à comprendre le terme comme dépassant de loin le seul domaine musical. Venant du rock, du jazz et de l’improvisation autant que du classique, ce n’est que pendant ses études de musicologie qu’il découvre véritablement la musique dite « contemporaine » – celle de Stockhausen, Xenakis ou Pierre Henry. Il s’oriente dès lors vers la composition et intègre Sonvs, le département création et nouvelles technologies du conservatoire de Lyon, où il bénéficie notamment des conseils de Philippe Manoury, puis le Cursus de composition et d’informatique musicale de l’Ircam. Passionné de l’articulation entre écriture artistique et technologies, il fonde, avec d’autres compositeurs parmi lesquels Bertrand Dubedout, le Studio de création musicale Éole à Blagnac (dans les environs de Toulouse), et le Festival Novelum.

Pour Pierre Jodlowski, l’univers musical contemporain est le lieu d’une liberté inattendue, non restreinte par une quelconque frontière. Il développe ainsi un grand intérêt pour la pluridisciplinarité, et s’intéresse à la vidéo, à la scène, aux installations, au langage – le son en tant que matière physique devenant un outil de décryptage, de définition et d’articulation des différents espaces.

Pierre Jodlowski

Pierre Jodlowski

Résolument engagée, son œuvre est traversée par des préoccupations comme la mémoire, l’urbain, les libertés individuelles au sein de la société, la pérennisation de la culture. Son attachement à la littérature a donné naissance à des œuvres opératiques d’un nouveau genre : citons parmi d’autres Le royaume d’en bas (avec le scénographe Christophe Bergon), Jour 54 (d’après Georges Perec, avec une vidéo de Pierre Nouvel), L’Aire du Dire (sur divers textes de Christophe Tarkos, Franklin D. Roosevelt, Jean Jaurès, Diderot ou encore un chef indien Seattle en 1854).

Habitée par le rythme et l’énergie, Pierre Jodlowski, quitte à choisir un terme à défaut d’un courant esthétique, se plaît à qualifier sa musique de « musique active »… et activiste, serait-on tenté d’ajouter.

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  • Philippe Leroux II
    19 juin, 20h