HANS ZENDER

 Rendez-vous : Registre des lumières, 14 juillet

Hans Zender a fait ses études de piano, de direction d’orchestre et de composition (avec Wolfgang Fortner) dans le cadre des Musikhochschulen de Francfort et Fribourg-en-Brisgau de 1956 à 1963. Après un premier séjour comme boursier à la Villa Massimo de Rome durant l’année 1963-1964, il débute une carrière de chef d’orchestre en tant que directeur musical de l’Opéra de Bonn. Il occupe ce poste pendant quatre ans, avant de séjourner de nouveau à Rome en 1968-1969. Il est ensuite sollicité par l’Opéra de Kiel, puis de 1971 à 1984, dirige l’orchestre symphonique de la radio sarroise Rundfunk-Sinfonieorchester Saarbrücken avant de devenir directeur général de la musique à l’Opéra de Hambourg entre 1984 et 1987. Il a participé aux festivals de Bayreuth, Salzbourg, Berlin et Vienne.

Hans Zender © Wolfram Lamparter

Hans Zender © Wolfram Lamparter

Parallèlement à cette brillante carrière de chef d’orchestre, qu’il poursuit avec l’Orchestre de la Radio néerlandaise et le Théâtre de la Monnaie de Bruxelles, et, depuis 1999, comme invité permanent et membre de la direction artistique de l’Orchestre Symphonique de Baden-Baden et de la Süd West Rundfunck de Freibourg, Hans Zender mène une importante activité pédagogique. Il enseigne la composition de 1988 à 2000 à la Musikhochschule de Francfort. En 1999, il est invité d’honneur à la Villa Massino à Rome.

Zender s’est imposé depuis les années 1960 comme un compositeur majeur à travers notamment sa production vocale (la série des huit Canti pour différentes formations vocales et instrumentales) et scénique – Don Quijote de la Mancha, (1989-1991), Stephen Climax (1979-1984) – ainsi que par des adaptations ou orchestrations : Cinq Préludes de Claude Debussy (1991), Schuberts « Winterreise » (1993).

D’abord influencé par Bernd Alois Zimmermann et par Pierre Boulez, il s’éloigne de la musique sérielle dont il refuse les aspects trop dogmatiques, et se tourne vers la spiritualité, l’art et les philosophies d’Extrême-Orient. De nombreuses pièces sont inspirées de la calligraphie et de poèmes orientaux, notamment japonais : cycle pour orchestre Kalligraphie (1997-2004), Muji no kyo (1974), Fûrin No Kyô (1989). Chantée ou non – comme dans le cycle de musique de chambre Hölderlin lesen (lire Hölderlin : 1979-1991) – l’œuvre de Zender est aussi ancrée dans la littérature et la pensée occidentale : Héraclite, La Bible, Maître Eckhart Kantate nach Worten von Meister Eckhart (1980), Saint Jean de la Croix Tres canciones (2005).

    À découvrir aussi