L’Aurore

L’Aurore, « chant pour deux humains », est considéré comme le chef-d’œuvre de Murnau tourné en 1927 à son arrivée aux États-Unis. L’Aurore embrase une forêt de signes, de chromos et de techniques inédites. La ville surgit au milieu de la nature ; le comique se mêle au monstrueux, la surimpression à la coupe du montage, le réalisme au fantastique. Une aube définitive du cinéma ? Pour accompagner l’image polyphonique d’un drame qui hurle ou susurre, Murnau ne s’est jamais décidé en faveur d’une musique précise. Le compositeur Helmut Oehring, né de parents sourds-muets, relève le défi d’un mélodrame qui ne doublerait pas les intentions du film : Sept chants pour l’Aurore entonnés par le vocaliste David Moss et soutenus par un ensemble de chambre et le quatuor Sine Nomine.

Sunrise : A song of Two Humans © Droits réservés/Collection Cinémathèque suisse

Sunrise : A song of Two Humans © Droits réservés/Collection Cinémathèque suisse

Film de Friedrich Wilhelm Murnau (Sunrise: A Song of Two Humans, États-Unis, 1927, 90′, muet, noir et blanc)
Avec George O’Brien, Janet Gaynor, Margaret Livingstone

Musique Helmut Oehring Seven Songs for Sunrise, création française

Jürg henneberger direction et piano
Quatuor Sine Nomine
Patrick Genet
, François Gottraux violons
Hans Egidi alto
Marc Jaermann violoncelle

David Moss soliste vocal
Jörg Schneider trompette
Nikita Cardinaux clarinette basse
Noëlle Reymond contrebasse
Jean-François Taillard sonorisation

Quatuor Sine Nomine en partenariat avec la Cinémathèque suisse. Avec le soutien pour la composition de la Fondation pour la musique Ernst von Siemens. Coproduction Ircam/Les Spectacles vivants/Les Cinémas-Centre Pompidou. Avec le soutien de la Sacem.